Construire son Deck

 

Episode II : Construire sa partie Peuples Libres

 

Introduction

Pour nombre de joueurs, il est généralement plus délicat de construire la partie Peuples libres que la partie Ombre. Cela est dû au fait que cette partie doit savoir gérer le maximum de côtés ombres envisageables et que les compagnons, contrairement aux séïdes qui une fois morts peuvent revenir en jeu plus tard, ne ressucitent pas,. Dans cette seconde partie de l’article dédié à la construction d’un jeu, nous porterons donc notre attention sur la partie Peuples Libres. En encadré, nous proposons un exemple de côté Peuples libres Ents allant bien avec la partie Ombre proposée dans l’article précédent.

 

Plongé dans ses pensées

Devant la multitude des jeux  possibles, le meilleur moyen de bâtir la partie Peuples Libres est de choisir un thème, et de s’y tenir, au moins pour quelques parties et/ou tournois, le temps d’en améliorer l’efficacité. Tant qu’à faire, autant choisir un thème que l’on aime, comme ici l’omnipotence de la culture Gandalf :  ce thème permet en effet de bénéficier de compagnons nombreux, puissants et de gérer les conditions adverses.

Parcourons ensemble nos classeurs et considérons chaque carte déjà parue relative au thème Gandalf et aux autres cultures jouées (une seule en l’occurrence : les hobbits). Avec l’habitude, certaines associations de cartes apparaîssent d’elles-mêmes. Nous jouons Gandalf, donc Serviteur du Feu Secret, Poiredebeurré, Glamdring, Albert Morne, s’imposent. Les Ents, pour être efficaces, imposent quant à eux  Sylvebarbe, Merry et Pippin et des “Ils Rugissaient et Grondaient”. Notre force de frappe étant constituée de Gandalf et des Ents, peu de cartes hobbits semblent nécessaires. Ce brave Merry, en ajoutant sa force peut aider n’importe qui à gagner un combat ou se défendre.

Nous ne mettrons cependant pas toutes les cartes de la culture Gandalf dans le deck, car celui-ci risquerait de se transformer en fourre-tout qui ne fonctionnerait jamais. Il ne faut jamais perdre de vue que le nombre de cartes de la partie Peuples libres doit être le plus possible du minimum : 30 cartes.

 

Partez sans bruit

Si un compagnon est vital au jeu, une règle générale est de le mettre dès le départ ou d’en jouer quatre, pour être sûr de le sortir. Un Magicien N’est Jamais En Retard permet cependant d’aller chercher un personnage de la culture Gandalf, comme si vous en aviez un de plus, ce qui vous dispense donc d’en jouer plusieurs copies et vous assure de sa présence rapide dans votre compagnie. Nous mettrons donc quatre fois cet événement dans le deck et partirons avec Merry, Pippin et Vifsorbier.

 

Vous ne pouvez passer !

Avec neuf compagnions en tout, nous allons donner du fil à retordre à l’adversaire, même si celui-ci joue un jeu « essaim » (swarm) car il lui faudra poser de nombreux séïdes pour être menaçant. Nous ne jouons que deux cultures et sommes donc immunisés à plusieurs séïdes potentiellement ennuyeux comme par exemple l’Insurgé Orque. Il faut cependant se méfier d’Enquëa qui, à lui seul, peut tuer des compagnons. Aussi nous mettrons quelques « Intimider » que nous jouerons pour empêcher LA blessure fatale infligée par Enquëa et, par la même occasion, pour ajouter deux jetons crépusculaires pouvant faciliter le déclenchement du texte de Gandalf. Merry et Pippin étant généralement des cibles tentantes dans les jeux Ents, nous leur mettrons à chacun une Epée Hobbite.

 

Solide et robuste !

N’avons nous oublié personne ? Bien sûr que si : Frodo ! C’est le seul compagnon réellement important et il serait bon que le Porteur puisse se montrer utile, ou au moins se défendre, en cas de coup dur…un Pouvoir Proportionnel à sa Stature, une Poële à Frire et un Frontalier ne sont généralement pas du luxe ! Surtout contre les jeux purement essaims qui tenteront tout de même de le submerger.

 

Des questions qui nécessitent des réponses…

Afin de finaliser le jeu, il faut se poser quelques questions : le jeu est-il optimisé ou y a-t-il des cartes superflues ? Chaque carte a-t-elle une chance de sortir ou faut-il en ajouter plusieurs copies pour améliorer le tirage ? Si le jeu est au format Standard, ne comporte-t-il bien que des cartes autorisées ? etc

La réponse à ces questions permet de s’assurer que le jeu est viable. Reste alors à sélectionner les sites adéquats, facilitant la mise en place de la partie ombre ou la progression de la Compagnie durant la partie. Une fois le jeu achevé, il n’y a plus qu’à le tester contre un autre jeu et à procéder aux derniers ajustements qui permettront d’assurer en tournoi.

 

Marc ‘Witch-King’ Théry,

Rider of Rohan.

 

 

Partie Peuples Libres Ent/Hobbits  (allégée en cartes rares)

 

Frodo, Fils de Drogon

• L’anneau Unique, Fleau d’Isildur

Guardien de la Forêt (en départ)

Merry, Guide Erudit x2 (1 en départ)

Pippin, Coquin Lâcheur aux Pieds x2 (1 en départ)

Gandalf, le Magicien Blanc x4

Grainedebouleau, Grand Homme d’Etat x2

Legolas, Chasseur Intrépide x2

• Albert Morne

• Prosper Poiredebeurré, propriétaire du Poney Fringuant x3

Racinedetilleul, Berger Mûr x2

Sylvebarbe, Né de la Terre

• Avec Rapidité et Douceur x4

• Dors, Caradhras x2

• Il a Défait ses Liens x4

• Serviteur du feu secret x4

• Un Magicien n’est Jamais en Retard x3

• Histoire d’un Aller et Retour

Glamdring

Poële à Frire x2