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Avertissement
Au fur et à mesure des suppléments et mises à jour de
Vampire : la Mascarade, il
est de plus en plus clair que la
Vicissitude n'est pas une discipline comme une autre. Le
rythme des publications en français
ne permettant pas aux Conteurs
de se faire une idée plus précise, ce
dernier devait se contenter de bribes et de rumeurs. Un petit résumé permettra d'y voir plus clair :
lorsqu'en 1994, White Wolf
publie Dirty Secrets of the
Black Hand, supplément sur la
Main Noire, on y apprend que du
point de vue de ce groupe, la
Vicissitude n'est pas
une Discipline. En fait, elle serait
pire qu'une maladie, et se servirait des
vampires (et pas seulement
d'eux) comme de vecteurs. Ce
supplément, épuisé en anglais ne
sortira pas en français, et il faudra
attendre le Guide du Sabbat,
pour que soient données les
règles permettant de
transformer la Vicissitude en maladie transmissible par le sang. Avec la
publication du Guide du
Conteur mis à jour pour la troisième édition, la vérité sort enfin
du bois : rien de ce nous avions
imaginé ne nous avait préparé à
une telle horreur.
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Les Dévoreurs d'âmes
Texte : Jérôme Beuzelin, D20 Magazine n°1
Lovecraftienne, digne de The
Thing, l'horreur provoquée par la
Vicissitude vous est enfin dévoilée !
Les Dévoreurs d'âmes sont parmi
nous. Attention certaines scènes
de cette aide de jeu pour le Monde
des Ténèbres pourraient choquer
les âmes sensibles...
Un peu d'Histoire
Tout commence dans l'Antiquité,
quand la secte vampirique qui
allait donner naissance à la Manus Nigrum
était encore composée pour part égale
d'anciens vampires et de mages étudiant la mort. Grâce aux pouvoirs de
ces derniers, les vampires de cette
secte pouvaient visiter l'Umbra
Profonde, à la recherche de mystères
sur leur condition.
Le plus talentueux de ces explorateurs était un Tzimisce du nom
d'Andéléon. Au cours de l'un de
ses derniers voyages, il fut attaqué par
une créature des plus étranges. Cet
être informe fluctuait et mutait
sans cesse, capable de changer de
forme en un instant. N'arrivant pas à s'en
débarrasser, et de plus en plus énervé,
Andéléon entra en frénésie et l'attaqua de ses crocs. C'est alors, lorsque
Andéléon absorba les fluides infâmes
de cet être, que la Vicissitude passa
pour la première fois dans le sang
d'un vampire.
Les signes de la maladie n'apparurent pas immédiatement chez
Andéléon. En fait, ceux qui burent
de son sang en présentèrent les premiers
symptômes, mais quand les autres
membres de la Manus Nigrum apprirent l'apparition de cette nouvelle discipline, ils s'aperçurent immédiatement que quelque chose n'allait pas.
Aucun vampire n'en avait jamais présenté les pouvoirs. Ils pensèrent d'abord qu'il s'agissait d'un effet secondaire des voyages dans l'Umbra
Profonde. Cette théorie s'effondra
lorsque l'on s'aperçut que la
Vicissitude apparaissait chez ceux qui
n'avaient jamais traversé cette dimension. Pire encore, des serviteurs mortels des vampires infectés commencèrent à montrer ces mêmes pouvoirs,
transmis de toute évidence par le sang
de leurs maîtres.
Après de longues études, les thaumaturges de la Manus Nigrum déclarèrent que la Vicissitude, loin d'être
une discipline comme les autres,
était en fait une grave maladie.
Andéléon fut éliminé, et autant que
faire se peut, sa descendance connut
le même sort. Comme la Vicissitude
est toujours parmi nous, on comprend que les membres de la Manus
Nigrum n'ont pas pleinement réussi
dans leur mission. Cela dit, s'ils n'avaient pu éradiquer totalement la
maladie, ils étaient au moins satisfaits d'en avoir stoppé la progression. L'avenir allait montrer qu'ils
étaient encore loin du compte. Peu
avant la déstructuration de la secte
(cf. Guide du Conteur), ses membres s'aperçurent que le problème
était pire que ce qu'ils imaginaient.
Plus qu'à une maladie, c'est à de véritables entités extra-dimensionnelles qu'ils
avaient affaire. Ils donnèrent à ces créatures le
nom de Dévoreurs d'âmes.
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